Don Quijote de la Mancha
         de Miguel de Cervantes Saavedra
Edición bilingüe, español-francés, en textos paralelos
Édition bilingue espagnol-français dans des textes parallèles
Traducción de Louis Viardot
Integrado en el sistema MGARCI
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Traducción bilingüe al: Alemán Francés Inglés Italiano
II. Capítulo XXVI. Donde se prosigue la graciosa aventura del titerero, con otras cosas en verdad harto buenas. Chapitre XXVI Où se continue la gracieuse aventure du joueur de marionnettes, avec d’autres choses fort bonnes en vérité
Callaron todos, tirios y troyanos; quiero decir, pendientes estaban todos los que el retablo miraban de la boca del declarador de sus maravillas, cuando se oyeron sonar en el retablo cantidad de atabales y trompetas, y dispararse mucha artillería, cuyo rumor pasó en tiempo breve, y luego alzó la voz el muchacho, y dijo. Tous se turent, Tyriens et Troyens.[164] Je veux dire, tous les gens qui avaient les yeux fixés sur le théâtre étaient, comme on dit, pendus à la bouche de l’explicateur de ses merveilles, quand on entendit tout à coup derrière la scène battre des timbales, sonner des trompettes et jouer de l’artillerie, dont le bruit fut bientôt passé. Alors le petit garçon éleva sa voix grêle, et dit :
-Esta verdadera historia que aquí a vuesas mercedes se representa es sacada al pie de la letra de las corónicas francesas y de los romances españoles que andan en boca de las gentes, y de los muchachos, por esas calles. Trata de la libertad que dio el señor don Gaiferos a su esposa Melisendra, que estaba cautiva en España, en poder de moros, en la ciudad de Sansueña, que así se llamaba entonces la que hoy se llama Zaragoza; y vean vuesas mercedes allí cómo está jugando a las tablas don Gaiferos, según aquello que se canta: « Cette histoire véritable, qu’on représente ici devant Vos Grâces, est tirée mot pour mot des chroniques françaises et des romances espagnols qui passent de bouche en bouche et que répètent les enfants au milieu des rues. Elle traite de la liberté que rendit le seigneur don Gaïferos à son épouse Mélisandre, qui était captive en Espagne, au pouvoir des Mores, dans la ville de Sansuena ; ainsi s’appelait alors celle qui s’appelle aujourd’hui Saragosse. Voyez maintenant ici comment don Gaïferos est à jouer au trictrac, suivant ce que dit la chanson :
Jugando está a las tablas don Gaiferos. « Au trictrac joue don Gaïferos,
que ya de Melisendra está olvidado. oubliant déjà Mélisandre.[165] »
Y aquel personaje que allí asoma, con corona en la cabeza y ceptro en las manos, es el emperador Carlomagno, padre putativo de la tal Melisendra, el cual, mohíno de ver el ocio y descuido de su yerno, le sale a reñir; y adviertan con la vehemencia y ahínco que le riñe, que no parece sino que le quiere dar con el ceptro media docena de coscorrones, y aun hay autores que dicen que se los dio, y muy bien dados; y, después de haberle dicho muchas cosas acerca del peligro que corría su honra en no procurar la libertad de su esposa, dicen que le dijo. Ce personnage qui paraît par là, avec la couronne sur la tête et le sceptre à la main, c’est l’empereur Charlemagne, père putatif de cette Mélisandre, lequel, fort courroucé de voir la négligence et l’oisiveté de son gendre, vient lui en faire des reproches. Remarquez avec quelle véhémence et quelle vivacité il le gronde ; on dirait qu’il veut lui donner avec son sceptre une demi-douzaine de horions ; il y a même des auteurs qui rapportent qu’il les lui donna, et bien appliqués. Et, après lui avoir dit toutes sortes de choses au sujet du péril que courait son honneur s’il n’essayait de délivrer son épouse, il lui dit, dit-on :
''Harto os he dicho: miradlo''. « Je vous en ai dit assez, prenez-y garde.[166] »
Miren vuestras mercedes también cómo el emperador vuelve las espaldas y deja despechado a don Gaiferos, el cual ya ven como arroja, impaciente de la cólera, lejos de sí el tablero y las tablas, y pide apriesa las armas, y a don Roldán, su primo, pide prestada su espada Durindana, y cómo don Roldán no se la quiere prestar, ofreciéndole su compañía en la difícil empresa en que se pone; pero el valeroso enojado no lo quiere aceptar; antes, dice que él solo es bastante para sacar a su esposa, si bien estuviese metida en el más hondo centro de la tierra; y, con esto, se entra a armar, para ponerse luego en camino. Vuelvan vuestras mercedes los ojos a aquella torre que allí parece, que se presupone que es una de las torres del alcázar de Zaragoza, que ahora llaman la Aljafería; y aquella dama que en aquel balcón parece, vestida a lo moro, es la sin par Melisendra, que desde allí muchas veces se ponía a mirar el camino de Francia, y, puesta la imaginación en París y en su esposo, se consolaba en su cautiverio. Miren también un nuevo caso que ahora sucede, quizá no visto jamás. ¿No veen aquel moro que callandico y pasito a paso, puesto el dedo en la boca, se llega por las espaldas de Melisendra? Pues miren cómo la da un beso en mitad de los labios, y la priesa que ella se da a escupir, y a limpiárselos con la blanca manga de su camisa, y cómo se lamenta, y se arranca de pesar sus hermosos cabellos, como si ellos tuvieran la culpa del maleficio. Miren también cómo aquel grave moro que está en aquellos corredores es el rey Marsilio de Sansueña; el cual, por haber visto la insolencia del moro, puesto que era un pariente y gran privado suyo, le mandó luego prender, y que le den docientos azotes, llevándole por las calles acostumbradas de la ciudad. Maintenant, voyez comment l’empereur tourne le dos et laisse don Gaïferos tout dépité, et comment celui-ci, bouillant de colère, renverse la table et le trictrac, demande ses armes en toute hâte, et prie don Roland, son cousin, de lui prêter sa bonne épée Durandal. Roland ne veut pas la lui prêter, et s’offre à lui tenir compagnie dans la difficile entreprise où il se jette ; mais le vaillant et courroucé Gaïferos ne veut point accepter son offre ; au contraire, il dit que seul il est capable de délivrer sa femme, fût-elle enfouie au centre des profondeurs de la terre ; et là-dessus, il va revêtir ses armes pour se mettre en route sur-le-champ. « Maintenant, que Vos Grâces tournent les yeux du côté de cette tour qui paraît là-bas. On suppose que c’est une des tours de l’alcazar de Saragosse, qui s’appelle aujourd’hui l’Aljaféria. Cette dame qui se montre à ce balcon, habillée à la moresque, est la sans pareille Mélisandre, laquelle venait mainte et mainte fois regarder par là le chemin de France, et, tournant l’imagination vers Paris et son époux, se consolait ainsi de son esclavage. À présent, vous allez voir arriver une nouvelle aventure, que vous n’avez peut-être jamais vue arriver. Ne voyez-vous pas ce More qui, silencieux et le doigt sur la bouche, s’avance à pas de loup derrière Mélisandre ? Eh bien ! voyez comment il lui donne un baiser sur le beau milieu des lèvres, et comment elle se dépêche de cracher et de les essuyer avec la manche de sa blanche chemise ; comment elle se lamente, et de désespoir s’arrache ses beaux cheveux, comme s’ils avaient à se reprocher la faute du maléfice. Voyez aussi comment ce grave personnage à turban, qui se promène dans ces corridors, est le roi Marsilio de Sansueña[167], lequel a vu l’insolence du More, et bien que ce More soit un de ses parents et son grand favori, il ordonne aussitôt qu’on l’arrête, et qu’on lui donne deux cents coups de fouet en le conduisant par les rues de la ville,
con chilladores delant. avec le crieur devant
y envaramiento detrás. et les alguazils derrière.
y veis aquí donde salen a ejecutar la sentencia, aun bien apenas no habiendo sido puesta en ejecución la culpa; porque entre moros no hay "traslado a la parte", ni "a prueba y estése", como entre nosotros. Voyez par ici comment on sort pour exécuter la sentence, bien que la faute ait à peine été mise à exécution ; car, parmi les Mores, il n’y a point de confrontation de parties, de témoignages et d’appel, comme parmi nous.
-Niño, niño -dijo con voz alta a esta sazón don Quijote-, seguid vuestra historia línea recta, y no os metáis en las curvas o transversales; que, para sacar una verdad en limpio, menester son muchas pruebas y repruebas. – Enfant, enfant, s’écria don Quichotte à cet endroit, suivez votre histoire en ligne droite, et ne vous égarez pas dans les courbes et les transversales ; pour tirer au clair une vérité, il faut bien des preuves et des contre-preuves. »
También dijo maese Pedro desde dentro: Alors maître Pierre ajouta du dedans :
-Muchacho, no te metas en dibujos, sino haz lo que ese señor te manda, que será lo más acertado; sigue tu canto llano, y no te metas en contrapuntos, que se suelen quebrar de sotiles. « Petit garçon, ne te mêle point de ce qui ne te regarde pas ; mais fais ce que te commande ce bon seigneur ; ce sera le plus prudent de beaucoup ; et commence à chanter en plain-chant, sans te mettre dans le contre-point, car le fil casse par le plus menu.
-Yo lo haré así -respondió el muchacho; y prosiguió, diciendo-: Esta figura que aquí parece a caballo, cubierta con una capa gascona, es la mesma de don Gaiferos, a quien su esposa, ya vengada del atrevimiento del enamorado moro, con mejor y más sosegado semblante, se ha puesto a los miradores de la torre, y habla con su esposo, creyendo que es algún pasajero, con quien pasó todas aquellas razones y coloquios de aquel romance que dicen. – Je ferai comme vous dites », répondit le jeune garçon ; et il continua de la sorte : « Cette figure qui paraît à cheval de ce côté, enveloppée d’un grand manteau gascon, est celle de don Gaïferos lui-même, qu’attendait son épouse, laquelle, déjà vengée de l’audace du More amoureux, s’est remise avec un visage plus serein au balcon de la tour. Elle parle à son époux, croyant que c’est quelque voyageur, et lui tient tous les propos de ce romance, qui dit :
Caballero, si a Francia ides.
por Gaiferos preguntad.
« Chevalier, si vous allez en France, informez-vous de Gaïferos »
las cuales no digo yo ahora, porque de la prolijidad se suele engendrar el fastidio; basta ver cómo don Gaiferos se descubre, y que por los ademanes alegres que Melisendra hace se nos da a entender que ella le ha conocido, y más ahora que veemos se descuelga del balcón, para ponerse en las ancas del caballo de su buen esposo. Mas, ¡ay, sin ventura!, que se le ha asido una punta del faldellín de uno de los hierros del balcón, y está pendiente en el aire, sin poder llegar al suelo. Pero veis cómo el piadoso cielo socorre en las mayores necesidades, pues llega don Gaiferos, y, sin mirar si se rasgará o no el rico faldellín, ase della, y mal su grado la hace bajar al suelo, y luego, de un brinco, la pone sobre las ancas de su caballo, a horcajadas como hombre, y la manda que se tenga fuertemente y le eche los brazos por las espaldas, de modo que los cruce en el pecho, porque no se caiga, a causa que no estaba la señora Melisendra acostumbrada a semejantes caballerías. Veis también cómo los relinchos del caballo dan señales que va contento con la valiente y hermosa carga que lleva en su señor y en su señora. Veis cómo vuelven las espaldas y salen de la ciudad, y alegres y regocijados toman de París la vía. ¡Vais en paz, oh par sin par de verdaderos amantes! ¡Lleguéis a salvamento a vuestra deseada patria, sin que la fortuna ponga estorbo en vuestro felice viaje! ¡Los ojos de vuestros amigos y parientes os vean gozar en paz tranquila los días, que los de Néstor sean, que os quedan de la vida. et je n’en cite rien de plus, parce que c’est de la prolixité que s’engendre l’ennui. Il suffit de voir comment don Gaïferos se découvre, et, par les transports de joie auxquels se livre Mélisandre, elle nous fait comprendre qu’elle l’a reconnu, surtout maintenant que nous la voyons se glisser du balcon pour se mettre en croupe sur le cheval de son époux. Mais, ô l’infortunée ! voilà que le pan de sa jupe s’est accroché à l’un des fers du balcon, et la voilà suspendue en l’air sans pouvoir atteindre le sol. Mais voyez comment le ciel miséricordieux nous envoie son secours dans les plus pressants besoins ! Don Gaïferos s’approche, et, sans s’occuper s’il déchirera le riche jupon, il la prend, la tire, et la fait descendre par force à terre ; puis, d’un tour de main, il la pose sur la croupe de son cheval, jambe de ci, jambe de là, comme un homme, et lui recommande de le tenir fortement pour ne pas tomber, en lui passant les bras derrière le dos, de manière à les croiser sur sa poitrine, car madame Mélisandre n’était pas fort habituée à semblable façon de cavalcader. Voyez aussi comment le cheval témoigne par ses hennissements qu’il est ravi d’avoir sur le dos la charge de vaillance et de beauté qu’il porte en son maître et en sa maîtresse. Voyez comment ils tournent bride pour s’éloigner de la ville, et avec quelle joie empressée ils prennent la route de Paris. Allez en paix, ô paire sans pair de véritables amants ! arrivez sains et saufs dans votre patrie bien-aimée, sans que la fortune mette aucun obstacle à votre heureux voyage ! Que les yeux de vos amis et de vos parents vous voient jouir, dans la paix du bonheur, des jours, longs comme ceux de Nestor, qui vous restent à vivre ! »
Aquí alzó otra vez la voz maese Pedro, y dijo: En cet endroit, maître Pierre éleva de nouveau la voix :
-Llaneza, muchacho; no te encumbres, que toda afectación es mala. « Terre à terre, mon garçon, dit-il, ne te perds pas dans les nues ; toute affectation est vicieuse. »
No respondió nada el intérprete; antes, prosiguió, diciendo. L’interprète continua sans rien répondre :
-No faltaron algunos ociosos ojos, que lo suelen ver todo, que no viesen la bajada y la subida de Melisendra, de quien dieron noticia al rey Marsilio, el cual mandó luego tocar al arma; y miren con qué priesa, que ya la ciudad se hunde con el son de las campanas que en todas las torres de las mezquitas suenan. « Il ne manqua pas d’yeux oisifs, car il y en a pour tout voir, qui virent la descente et la montée de Mélisandre, et qui en donnèrent connaissance au roi Marsilio, lequel ordonna sur-le-champ de battre la générale. Voyez avec quel empressement on obéit, et comment toute la ville semble s’écrouler sous le bruit des cloches qui sonnent dans toutes les tours des mosquées.
-¡Eso no! -dijo a esta sazón don Quijote-: en esto de las campanas anda muy impropio maese Pedro, porque entre moros no se usan campanas, sino atabales, y un género de dulzainas que parecen nuestras chirimías; y esto de sonar campanas en Sansueña sin duda que es un gran disparate. – Oh ! pour cela non, s’écria don Quichotte ; quant aux cloches, maître Pierre se trompe lourdement, car chez les Mores on ne fait pas usage de cloches, mais de timbales, et d’une espèce de dulzaïna qui ressemble beaucoup à nos clairons.[168] Faire sonner les cloches à Sansueña, c’est à coup sûr une grande étourderie. »
Lo cual oído por maese Pedro, cesó el tocar y dijo: Maître Pierre, entendant cela, cessa de sonner et dit :
-No mire vuesa merced en niñerías, señor don Quijote, ni quiera llevar las cosas tan por el cabo que no se le halle. ¿No se representan por ahí, casi de ordinario, mil comedias llenas de mil impropiedades y disparates, y, con todo eso, corren felicísimamente su carrera, y se escuchan no sólo con aplauso, sino con admiración y todo? Prosigue, muchacho, y deja decir; que, como yo llene mi talego, si quiere represente más impropiedades que tiene átomos el sol. « Que Votre Grâce, seigneur don Quichotte, ne fasse point attention à ces enfantillages, et n’exige pas qu’on mène les choses si bien par le bout du fil, qu’on ne puisse le trouver. Est-ce qu’on ne représente point ici mille comédies pleines de sottises et d’extravagances, qui fournissent pourtant une heureuse carrière, et sont écoutées avec applaudissements, avec admiration, avec transports ? Continue, petit garçon, et laisse dire ; pourvu que je remplisse ma poche, que m’importe de représenter plus de sottises que le soleil n’a d’atomes ?
-Así es la verdad -replicó don Quijote. – Il a pardieu raison », répliqua don Quichotte ;
Y el muchacho dijo. et l’enfant continua :
-Miren cuánta y cuán lucida caballería sale de la ciudad en siguimiento de los dos católicos amantes, cuántas trompetas que suenan, cuántas dulzainas que tocan y cuántos atabales y atambores que retumban. Témome que los han de alcanzar, y los han de volver atados a la cola de su mismo caballo, que sería un horrendo espetáculo. « Voyez maintenant quelle nombreuse et brillante cavalerie sort de la ville à la poursuite des deux catholiques amants. Voyez combien de trompettes sonnent, combien de dulzaïnas frappent l’air, combien de timbales et de tambours résonnent. J’ai grand’peur qu’on ne les rattrape, et qu’on ne les ramène attachés à la queue de leur propre cheval, ce qui serait un spectacle horrible. »
Viendo y oyendo, pues, tanta morisma y tanto estruendo don Quijote, parecióle ser bien dar ayuda a los que huían; y, levantándose en pie, en voz alta, dijo. Quand don Quichotte vit toute cette cohue de Mores et entendit tout ce tapage de fanfares, il lui sembla qu’il ferait bien de prêter secours à ceux qui fuyaient. Il se leva tout debout, et s’écria d’une voix de tonnerre :
-No consentiré yo en mis días y en mi presencia se le haga superchería a tan famoso caballero y a tan atrevido enamorado como don Gaiferos. ¡Deteneos, mal nacida canalla; no le sigáis ni persigáis; si no, conmigo sois en la batalla. « Je ne permettrai jamais que, de ma vie et en ma présence, on joue un mauvais tour à un aussi fameux chevalier, à un aussi hardi amoureux que don Gaïferos. Arrêtez, canaille, gens de rien, ne le suivez ni le poursuivez ; sinon je vous livre bataille. »
Y, diciendo y haciendo, desenvainó la espada, y de un brinco se puso junto al retablo, y, con acelerada y nunca vista furia, comenzó a llover cuchilladas sobre la titerera morisma, derribando a unos, descabezando a otros, estropeando a éste, destrozando a aquél, y, entre otros muchos, tiró un altibajo tal, que si maese Pedro no se abaja, se encoge y agazapa, le cercenara la cabeza con más facilidad que si fuera hecha de masa de mazapán. Daba voces maese Pedro, diciendo. Tout en parlant, il dégaina son épée, d’un saut s’approcha du théâtre, et, avec une fureur inouïe, se mit à faire pleuvoir des coups d’estoc et de taille sur l’armée moresque des marionnettes, renversant les uns, pourfendant les autres, emportant la jambe à celui-là et la tête à celui-ci. Il déchargea, entre autres, un fendant du haut en bas si formidable, que, si maître Pierre ne se fût baissé, jeté à terre et blotti sous ses planches, il lui fendait la tête en deux, comme si elle eût été de pâte à massepains. Maître Pierre criait de toutes ses forces :
-Deténgase vuesa merced, señor don Quijote, y advierta que estos que derriba, destroza y mata no son verdaderos moros, sino unas figurillas de pasta. ¡Mire, pecador de mí, que me destruye y echa a perder toda mi hacienda. « Arrêtez, seigneur don Quichotte, arrêtez ! prenez garde que ceux que vous renversez, tuez et mettez en pièces, ne sont pas de véritables Mores, mais des poupées de carton ; prenez garde, pécheur que je suis ! que vous détruisez et ravagez tout mon bien. »
Mas no por esto dejaba de menudear don Quijote cuchilladas, mandobles, tajos y reveses como llovidos. Finalmente, en menos de dos credos dio con todo el retablo en el suelo, hechas pedazos y desmenuzadas todas sus jarcias y figuras: el rey Marsilio, mal herido, y el emperador Carlomagno, partida la corona y la cabeza en dos partes. Alborotóse el senado de los oyentes, huyóse el mono por los tejados de la ventana, temió el primo, acobardóse el paje, y hasta el mesmo Sancho Panza tuvo pavor grandísimo, porque, como él juró después de pasada la borrasca, jamás había visto a su señor con tan desatinada cólera. Hecho, pues, el general destrozo del retablo, sosegóse un poco don Quijote y dijo. Malgré cela, don Quichotte ne cessait de faire tomber des estocades, des fendants, des revers, drus et serrés comme s’il en pleuvait. Finalement, en moins de deux Credo, il jeta le théâtre par terre, ayant mis en pièces menues tous ses décors et toutes ses figures, le roi Marsilio grièvement blessé, et l’empereur Charlemagne avec la couronne et la tête en deux morceaux. À cette vue, le sénat des spectateurs fut rempli de trouble ; le singe s’enfuit sur le toit de l’hôtellerie, le cousin s’effraya, le page eut peur, et Sancho Panza lui-même ressentit une terreur affreuse ; car, ainsi qu’il le jura après la tempête passée, jamais il n’avait vu son seigneur dans un tel accès de colère. Après avoir achevé le bouleversement général du théâtre, don Quichotte se calma un peu.
-Quisiera yo tener aquí delante en este punto todos aquellos que no creen, ni quieren creer, de cuánto provecho sean en el mundo los caballeros andantes: miren, si no me hallara yo aquí presente, qué fuera del buen don Gaiferos y de la hermosa Melisendra; a buen seguro que ésta fuera ya la hora que los hubieran alcanzado estos canes, y les hubieran hecho algún desaguisado. En resolución, ¡viva la andante caballería sobre cuantas cosas hoy viven en la tierra. « Je voudrais bien, dit-il, tenir maintenant devant moi tous ceux qui ne croient pas et ne veulent pas croire de quelle utilité sont dans le monde les chevaliers errants. Voyez un peu ; si je ne me fusse trouvé présent ici, que serait-il arrivé du brave don Gaïferos et de la belle Mélisandre ? à coup sûr, l’heure est déjà venue où ces chiens les auraient rattrapés et leur auraient joué quelque vilain tour. Enfin, vive la chevalerie errante par-dessus toutes les choses qui vivent sur la terre !
-¡Vivan en hora buena -dijo a esta sazón con voz enfermiza maese Pedro-, y muera yo, pues soy tan desdichado que puedo decir con el rey don Rodrigo. – Qu’elle vive, à la bonne heure, dit en ce moment d’une voix dolente maître Pierre, qu’elle vive et que je meure, moi, puisque je suis malheureux à ce point, que je puis dire comme le roi don Rodéric :
Ayer fui señor de España... .
y hoy no tengo una almen.
que pueda decir que es mía!
« Hier j’étais seigneur de l’Espagne, et aujourd’hui je n’ai pas un créneau que je puisse dire à moi.[169]
No ha media hora, ni aun un mediano momento, que me vi señor de reyes y de emperadores, llenas mis caballerizas y mis cofres y sacos de infinitos caballos y de innumerables galas, y agora me veo desolado y abatido, pobre y mendigo, y, sobre todo, sin mi mono, que a fe que primero que le vuelva a mi poder me han de sudar los dientes; y todo por la furia mal considerada deste señor caballero, de quien se dice que ampara pupilos, y endereza tuertos, y hace otras obras caritativas; y en mí solo ha venido a faltar su intención generosa, que sean benditos y alabados los cielos, allá donde tienen más levantados sus asientos. En fin, el Caballero de la Triste Figura había de ser aquel que había de desfigurar las mías. » Il n’y a pas une demi-heure, pas cinq minutes, que je me suis vu seigneur de rois et d’empereurs, avec mes écuries pleines de chevaux en nombre infini, et mes coffres pleins d’innombrables parures. Maintenant me voilà désolé, abattu, pauvre et mendiant ; et surtout sans mon singe, car, avant que je le rattrape, il me faudra suer jusqu’aux dents. Et tout cela, par la furie inconsidérée de ce seigneur chevalier, duquel on dit qu’il secourt les pupilles, qu’il redresse les torts, et fait d’autres bonnes œuvres. C’est pour moi seul que sa généreuse intention est venue à manquer ; bénis et loués soient les cieux dans leurs plus hautes demeures ! Enfin, c’était le chevalier de la Triste-Figure qui devait défigurer les miennes. »
Enternecióse Sancho Panza con las razones de maese Pedro, y díjole. Sancho se sentit attendrir par les propos de maître Pierre.
-No llores, maese Pedro, ni te lamentes, que me quiebras el corazón; porque te hago saber que es mi señor don Quijote tan católico y escrupuloso cristiano, que si él cae en la cuenta de que te ha hecho algún agravio, te lo sabrá y te lo querrá pagar y satisfacer con muchas ventajas. « Ne pleure pas, maître Pierre, lui dit-il, ne te lamente pas ; tu me fends le cœur ; et sache que mon seigneur don Quichotte est si bon catholique, si scrupuleux chrétien, que, pour peu qu’il s’aperçoive qu’il t’a fait quelque tort, il saura et voudra te le payer au double.
-Con que me pagase el señor don Quijote alguna parte de las hechuras que me ha deshecho, quedaría contento, y su merced aseguraría su conciencia, porque no se puede salvar quien tiene lo ajeno contra la voluntad de su dueño y no lo restituye. – Que le seigneur don Quichotte, répondit maître Pierre, me paye seulement une partie des figures qu’il m’a défigurées, et je serai content, et Sa Grâce mettra sa conscience en repos ; car il n’y a point de salut pour celui qui retient le bien d’autrui contre la volonté de son possesseur, et ne veut pas le lui restituer.
-Así es -dijo don Quijote-, pero hasta ahora yo no sé que tenga nada vuestro, maese Pedro. – Cela est vrai, dit alors don Quichotte ; mais jusqu’à présent je ne sais pas avoir rien à vous, maître Pierre.
-¿Cómo no? -respondió maese Pedro-; y estas reliquias que están por este duro y estéril suelo, ¿quién las esparció y aniquiló, sino la fuerza invencible dese poderoso brazo?, y ¿cúyos eran sus cuerpos sino míos?, y ¿con quién me sustentaba yo sino con ellos. – Comment non ! s’écria maître Pierre ; et ces restes, ces débris gisant sur le sol dur et stérile, qui les a éparpillés et réduits au néant, si ce n’est la force invincible de ce bras formidable ? à qui étaient leurs corps, si ce n’est à moi ? avec quoi gagnais-je ma vie, si ce n’est avec eux ?
-Ahora acabo de creer -dijo a este punto don Quijote- lo que otras muchas veces he creído: que estos encantadores que me persiguen no hacen sino ponerme las figuras como ellas son delante de los ojos, y luego me las mudan y truecan en las que ellos quieren. Real y verdaderamente os digo, señores que me oís, que a mí me pareció todo lo que aquí ha pasado que pasaba al pie de la letra: que Melisendra era Melisendra, don Gaiferos don Gaiferos, Marsilio Marsilio, y Carlomagno Carlomagno: por eso se me alteró la cólera, y, por cumplir con mi profesión de caballero andante, quise dar ayuda y favor a los que huían, y con este buen propósito hice lo que habéis visto; si me ha salido al revés, no es culpa mía, sino de los malos que me persiguen; y, con todo esto, deste mi yerro, aunque no ha procedido de malicia, quiero yo mismo condenarme en costas: vea maese Pedro lo que quiere por las figuras deshechas, que yo me ofrezco a pagárselo luego, en buena y corriente moneda castellana. – À présent je finis par croire, s’écria don Quichotte, ce que j’ai déjà cru bien des fois, que ces enchanteurs qui me poursuivent ne font autre chose que me mettre devant les yeux les figures telles qu’elles sont, pour me les changer et transformer ensuite en celles qu’il leur plaît. Je vous assure, vous tous seigneurs qui m’écoutez, qu’il m’a semblé réellement, et en toute vérité, que ce qui se passait là se passait au pied de la lettre, que Mélisandre était Mélisandre, don Gaïferos, don Gaïferos, Marsilio, Marsilio, et Charlemagne, Charlemagne. C’est pour cela que la colère m’est montée à la tête, et, pour remplir les devoirs de ma profession de chevalier errant, j’ai voulu donner aide et faveur à ceux qui fuyaient. C’est dans cette bonne intention que j’ai fait ce que vous avez vu. Si la chose a tourné tout au rebours, ce n’est pas ma faute, mais celle des méchants qui me persécutent. Au reste, quoi qu’il en soit de ma faute, et bien qu’elle n’ait pas procédé de malice, je veux moi-même me condamner aux dépens. Que maître Pierre voie ce qu’il veut demander pour les figures détruites ; je m’offre à lui en payer le prix en bonne monnaie courante de Castille. »
Inclinósele maese Pedro, diciéndole. Maître Pierre s’inclina profondément.
-No esperaba yo menos de la inaudita cristiandad del valeroso don Quijote de la Mancha, verdadero socorredor y amparo de todos los necesitados y menesterosos vagamundos; y aquí el señor ventero y el gran Sancho serán medianeros y apreciadores, entre vuesa merced y mí, de lo que valen o podían valer las ya deshechas figuras. « Je n’attendais pas moins, dit-il, de l’inouïe charité chrétienne du valeureux don Quichotte de la Manche, véritable défenseur et soutien de tous les nécessiteux vagabonds. Voici le seigneur hôtelier et le grand Sancho, qui seront médiateurs et jurés priseurs entre Votre Grâce et moi, pour décider ce que valent ou pouvaient valoir les figures anéanties. »
El ventero y Sancho dijeron que así lo harían, y luego maese Pedro alzó del suelo, con la cabeza menos, al rey Marsilio de Zaragoza, y dijo. L’hôtelier et Sancho dirent qu’ils acceptaient. Aussitôt maître Pierre ramassa par terre le roi Marsilio avec la tête de moins, et dit :
-Ya se vee cuán imposible es volver a este rey a su ser primero; y así, me parece, salvo mejor juicio, que se me dé por su muerte, fin y acabamiento cuatro reales y medio. « Vous voyez combien il est impossible de rendre à ce roi son premier être. Il me semble donc, sauf meilleur avis des juges, qu’il faut me donner pour sa mort, fin et trépas, quatre réaux et demi.
-¡Adelante! -dijo don Quijote. – Accordé, dit don Quichotte ; continuez.
-Pues por esta abertura de arriba abajo -prosiguió maese Pedro, tomando en las manos al partido emperador Carlomagno-, no sería mucho que pidiese yo cinco reales y un cuartillo. – Pour cette ouverture de haut en bas, poursuivit maître Pierre prenant à la main les deux moitiés de l’empereur Charlemagne, il ne sera pas exorbitant de demander cinq réaux et un quart.
-No es poco -dijo Sancho. – Ce n’est pas peu, dit Sancho.
-Ni mucho -replicó el ventero-; médiese la partida y señálensele cinco reales. – Ni beaucoup, répliqua l’hôtelier ; mais prenons un moyen terme, et accordons-lui cinq réaux.
-Dénsele todos cinco y cuartillo -dijo don Quijote-, que no está en un cuartillo más a menos la monta desta notable desgracia; y acabe presto maese Pedro, que se hace hora de cenar, y yo tengo ciertos barruntos de hambre. – Qu’on lui donne les cinq réaux et le quart, s’écria don Quichotte ; ce n’est pas à un quart de réal de plus ou de moins qu’il faut évaluer le montant de cette notable disgrâce. Mais que maître Pierre se dépêche un peu, car voici l’heure du souper, et je me sens quelques frissons d’appétit.
-Por esta figura -dijo maese Pedro- que está sin narices y un ojo menos, que es de la hermosa Melisendra, quiero, y me pongo en lo justo, dos reales y doce maravedís. – Pour cette figure, dit maître Pierre, sans nez et avec un œil de moins, qui est celle de la belle Mélisandre, je demande, sans surfaire, deux réaux et douze maravédis.
-Aun ahí sería el diablo -dijo don Quijote-, si ya no estuviese Melisendra con su esposo, por lo menos, en la raya de Francia; porque el caballo en que iban, a mí me pareció que antes volaba que corría; y así, no hay para qué venderme a mí el gato por liebre, presentándome aquí a Melisendra desnarigada, estando la otra, si viene a mano, ahora holgándose en Francia con su esposo a pierna tendida. Ayude Dios con lo suyo a cada uno, señor maese Pedro, y caminemos todos con pie llano y con intención sana. Y prosiga. – Holà ! s’écria don Quichotte ; ce serait bien le diable si Mélisandre n’était pas avec son époux tout au moins à la frontière de France, car le cheval qu’ils montaient m’avait plus l’air de voler que de courir. Il ne s’agit donc pas de me vendre un chat pour un lièvre, en me présentant ici Mélisandre borgne et camuse, tandis qu’elle est maintenant en France à se divertir avec son époux entre deux draps. Que Dieu laisse à chacun le sien, seigneur maître Pierre, et cheminons tous de pied ferme et d’intention droite. Vous pouvez continuer. »
Maese Pedro, que vio que don Quijote izquierdeaba y que volvía a su primer tema, no quiso que se le escapase; y así, le dijo. Maître Pierre, qui vit que don Quichotte gauchissait et retournait à son premier thème, ne voulut pas le laisser échapper.
-Ésta no debe de ser Melisendra, sino alguna de las doncellas que la servían; y así, con sesenta maravedís que me den por ella quedaré contento y bien pagado. « Cette figure, en effet, dit-il, ne doit pas être Mélisandre, mais quelqu’une des femmes qui la servaient. Ainsi, avec soixante maravédis[170] qu’on me donnera pour elle, je serai content et bien payé. »
Desta manera fue poniendo precio a otras muchas destrozadas figuras, que después los moderaron los dos jueces árbitros, con satisfación de las partes, que llegaron a cuarenta reales y tres cuartillos; y, además desto, que luego lo desembolsó Sancho, pidió maese Pedro dos reales por el trabajo de tomar el mono. Il continua de la même manière à fixer, pour toutes les figures mutilées, un prix que les deux juges arbitres modérèrent ensuite à la satisfaction réciproque des parties, et dont le total monta à quarante réaux trois quarts. Sancho les déboursa sur-le-champ, et maître Pierre demanda de plus deux réaux pour la peine de reprendre le singe.
-Dáselos, Sancho -dijo don Quijote-, no para tomar el mono, sino la mona; y docientos diera yo ahora en albricias a quien me dijera con certidumbre que la señora doña Melisendra y el señor don Gaiferos estaban ya en Francia y entre los suyos. « Donne-les, Sancho, dit don Quichotte, non pour prendre le singe, mais pour prendre la guenon[171] ; et j’en donnerais volontiers deux cents d’étrennes à qui me dirait avec certitude que la belle doña Mélisandre et le seigneur don Gaïferos sont arrivés en France et parmi leurs proches.
-Ninguno nos lo podrá decir mejor que mi mono -dijo maese Pedro-, pero no habrá diablo que ahora le tome; aunque imagino que el cariño y la hambre le han de forzar a que me busque esta noche, y amanecerá Dios y verémonos. – Personne ne pourra mieux le dire que mon singe, dit maître Pierre. Mais il n’y a point de diable qui pourrait maintenant le rattraper, j’imagine pourtant que sa tendresse et la faim le forceront à me chercher cette nuit. Dieu ramènera le jour, et nous nous verrons. »
En resolución, la borrasca del retablo se acabó y todos cenaron en paz y en buena compañía, a costa de don Quijote, que era liberal en todo estremo. Finalement la tempête passa, et tous soupèrent en paix et en bonne harmonie aux dépens de don Quichotte, qui était libéral au dernier point.
Antes que amaneciese, se fue el que llevaba las lanzas y las alabardas, y ya después de amanecido, se vinieron a despedir de don Quijote el primo y el paje: el uno, para volverse a su tierra; y el otro, a proseguir su camino, para ayuda del cual le dio don Quijote una docena de reales. Maese Pedro no quiso volver a entrar en más dimes ni diretes con don Quijote, a quien él conocía muy bien, y así, madrugó antes que el sol, y, cogiendo las reliquias de su retablo y a su mono, se fue también a buscar sus aventuras. El ventero, que no conocía a don Quijote, tan admirado le tenían sus locuras como su liberalidad. Finalmente, Sancho le pagó muy bien, por orden de su señor, y, despidiéndose dél, casi a las ocho del día dejaron la venta y se pusieron en camino, donde los dejaremos ir; que así conviene para dar lugar a contar otras cosas pertenecientes a la declaración desta famosa historia. L’homme aux lances et aux hallebardes s’en fut avant l’aube ; et, quand le jour fut levé, le cousin et le page vinrent prendre congé de don Quichotte, l’un pour retourner à son pays, l’autre pour suivre son chemin ; à celui-ci don Quichotte donna, pour frais de route, une douzaine de réaux. Quant à maître Pierre, il ne voulut plus rien avoir à démêler avec don Quichotte, qu’il connaissait parfaitement. Il se leva donc avant le soleil, ramassa les débris de son théâtre, reprit son singe et s’en alla chercher aussi ses aventures. L’hôtelier, qui ne connaissait point don Quichotte, n’était pas moins surpris de ses folies que de sa libéralité. Finalement Sancho le paya largement par ordre de son seigneur, et tous deux, prenant congé de lui vers les huit heures du matin, sortirent de l’hôtellerie, et se mirent en route, où nous les laisserons aller, car cela est nécessaire pour trouver le temps de conter d’autres choses relatives à l’intelligence de cette fameuse histoire.